"La description que je lis parfois dans les médias à propos du Village de Riaumont ne correspond en rien à l’expérience que nous en avons eue.

Tout d’abord, il est important de rappeler que les moines de Riaumont n’accueillent pas uniquement des enfants défavorisés, mais aussi des jeunes désireux de découvrir et pratiquer des métiers manuels tels que la menuiserie, la taille de pierre ou le paysagisme, dans un cadre de vie structurant 
et catholique.

Nous n’avons jamais été témoins, ni n’avons entendu parler, de violences exercées par les moines à l’égard des enfants. En revanche, nous avons eu connaissance de situations complexes, avec certains jeunes présentant un comportement difficile, parfois violent envers les adultes de la 
communauté.

Notre fils a été élève à Riaumont de 2016 à 2019. Ces années lui ont permis d’obtenir son DNB et son CAP, dans un environnement à la fois exigeant, bienveillant et chaleureux. Il a pu suivre une scolarité adaptée, encadrée par un personnel attentif, disponible et soucieux de la réussite de chacun. Les enseignements dispensés étaient conçus pour donner à tous les élèves les moyens de réussir, à condition qu’ils en aient la volonté.

Grâce au faible effectif des classes, les enfants avaient accès à de nombreuses activités qu’ils n’auraient pas forcément pu vivre ailleurs : camps en Pologne et en Lituanie, dans le Jura, en Haute-Savoie, en Écosse, sorties à vélo en Picardie, en Alsace, en Normandie, en Bretagne… Sans oublier l’accrobranche, les sorties à la piscine, les matchs de football, et bien d’autres.

Il ne nous paraît ni juste ni honnête de porter un jugement global sur les moines ou sur l’établissement sans prendre en compte l’ensemble des aspects positifs de leur engagement. À Riaumont, des enfants souvent exclus du système scolaire classique trouvent un accueil sans jugement, une attention quotidienne, et un environnement propice à leur reconstruction.

Les moines redonnent confiance et espoir à des jeunes souvent profondément blessés par la vie. 
Pour tout cela, nous leur sommes profondément reconnaissants."

Béatrice D.