"Si je dois décrire mes années à Riaumont, je dois commencer par son nom. "Riaumont, citadelle de l’Espérance", comme l'ouvrage.
Oui, simplement dans ce nom réside ce que le prodige de Riaumont prodigue à tous ceux qui l'ont connu : l’espoir d'un monde meilleur et bienveillant, régénérant même.
Se peut-il que, pour avoir tant donné de leur temps et de leur énergie, ces Prométhées catholiques soient enchaînés au rocher, alors qu’ils nous ont donné, au lieu du pouvoir de nous détruire, le pouvoir de nous construire ?
Riaumont, comme le scoutisme qu’elle m’a prodigué, est pour moi le côté concret de la pensée de Baden-Powell. Ne disait-il pas : « Essayez de quitter ce monde en le laissant un peu meilleur que vous ne l’avez trouvé, et quand l’heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous avez fait de votre mieux » ?
À l’heure où notre monde est à la suspicion, il est compréhensible de remettre en question les motivations des institutions. Mais à ce moment-là, il faut avoir la capacité de comprendre que toutes ne cachent pas leurs intentions. Il est vrai que l’on peut se poser la question : pourquoi passer la totalité de ses jours à consacrer son temps, son intelligence, et sa santé dans le but d’aider, purement et simplement, la société — en commençant par ce qu’elle a de plus précieux : son avenir.
Et pourquoi le faire pour des enfants qui (selon des critères discutables) rencontrent des difficultés ? Parce que Riaumont a su voir les perles dans les huîtres, les chênes centenaires dans les glands. Voilà le merveilleux secret de Riaumont : cette institution a su voir, dans les éléments qu’elle accueillait, ce que les autres refusent de voir par conventions sociales, conformisme ou lâcheté mentale. Merci beaucoup, Pères et Frères de Riaumont d’avoir vu en moi ce que je ne soupçonnais pas."
Augustin D.
à Riaumont de 2016 à 2019 (voir aussi témoignage de sa mère).
